lundi, avril 18, 2005

Jakarta


Apres de multiples passages et sejours a Jakarta, nous avons ENFIN visite un peu plus convenablement la ville. Et il faut dire que cette visite a change notre point de vue sur la megalopole. On connaissait Jalan Jaksa, la rue des bistrots pas chers et des prostituees. on connaissait les grands boulevards avec leurs enormes centres commerciaux. On connaissait le Ohlala et ses cafes glaces et le Mac Do avec son detecteur d'armes a l'entree.
Mais on ne connaissait ni Kota ni Glodok. L'un et l'autre sont les centres historiques de la ville. Le premier quartier etait le centre commercant des colon hollandais avec son canal et ses maisons rapelant les pays bas. Le second quartier etait adjacent au premier et abritait la population chinoise de la ville. Celle-ci etait tenue a l'ecart de Kota pour eviter les conflits sociaux.
Aujourd'hui ces deux lieux d'histoire sont vides, abandonnes.
Les maisons en briques de Kota tombent en ruines, leurs toits sont effondres, le canal est pestilentiel et etouffe par les detruitus. Pourtant on voit encore des traces qui indiquent que l'endroit etait auparavant agreable et meme luxueux. Des palmiers bordent le canal noir, une promenade defoncee suit le bord de l'eau. Des enormes pots de fleurs contiennent de vieux bougainvilliers decharnes et le sol est par moments pave.
L'ambience a Glodok n'est, quant-a lui, absolument pas propice a la melancolie romantique. Et pourtant l'ambience est triste. Le quartier a ete profondement blesse par les emeutes anti chinoises de 1998. Un enorme centre commercial se dresse de 12 etages. Pas un metre carre n'est occupe. L'immeuble a brule lors des emeutes, personne n'y est jamais retourne. Cet etat de fait se repete dans tout le quartier. Les rideaux de fer des magasins sont tires et cadenasses. Il n'y a aucune enseigne, il n'y a aucune heure d'ouverture. Les gens sont partis, ont abandonne le quartier maudit.
Et c'est la que l'on trouve le point commun le plus frappant entre Kota et Glodok. Ces deux endroits appartiennent au passe dans une ville tournee vers l'avenir. On ne restaure pas ce qui est vieux, on construit du neuf. Ces deux quartiers se situent au Nord, la ville grandit a toute vitesse vers le Sud. Une fuite en avant fulgurante. Personne ne veut prendre la responsabilite du passe. Tout ca, c'est trop complique.
Kota et Glodok constituent deux endroits qui m'ont parus extremement tristes. Il n'y avait la plus de vie, les habitants avaient abandonnes leurs quartier. Une vieille ville qui se meurt, une vieille ville qui est deja morte.
ajk

Kampung

Simon est parti... Arrrgh, quel lacheur... il nous laisse seul et orphelin... Re arrrrgh... Alors on a du prendre soin de nous! Oui, ca c'etait oblige!!!!

Apres la plage idillique de Seraya (decrite par Simon), nous avons pris la direction de Sumba. Pour ce faire, il fallait simplement prendre le Ferry depuis Labuanbajo pour Sape (sur Sumbawa), puis de Sape a Waikelo (Sumba). Le tout fut assez long, environ 24 heures et bien 24 litres d'eau de perdu... Le Ferry en question ne devait pas aller bien plus vite qu'un velo et ne possedait qu'un seul cote intact. Lorsqu'on est arrive a Sape, le bateau a du se prendre a deux fois pour ammarer... Une des portes (chose utile pour laisser sortir : passagers, camions, marchandises et poules) ne voulait plus s'ouvrir.... Nous sommes tout de meme descendu (par l'autre porte, heureusement qu'il y en avait deux, une de chaque cote) pour manger un morceau (il y avait environ trois heures d'attentes). Nous avons pu decouvrir un cote du bateau que nous avions pas encore remarque........ Peut-etre qu'il aurait mieux vallu que nous le remarquions pas du tout??? Enfin bon, le monstre etait un peu beaucoup rouille, jusque-la rien de bien particulier, mais sur le haut de la coque, il y avait ce qu'on appelle un gros trou, ou plutot comme on dirait en parlant d'une voiture, une bugne. Pas un petit truc de rien du tout, mais vraiment une bonne tole froissee!!! Notre probleme a nous fut qu'on du retourner dans cet engin pour faire Sape-Waikelo pendant la nuit!!! Bref, quelques grincement de dents et de ferraille plus tard, nous etions a destination!
Waikelo ne possedant pas d'hotel, nous avons pris un de ces fameux bemo (mini-bus avec deux bancs en travers) connus dans toute l'indonnesie pour arriver une crevaison plus tard a Waikabubak.

Deuxieme plus grosse ville de Sumba, ou devrait-on dire, deuxieme plus gros village de Sumba. Quelques immeubles, une banque, pas d'internet et trois hotels. Le mauvais temps ne nous a pas vraiment permi de nous ballader comme nous voulions, mais la ville est assez interessante. Il y a 4 ou 5 kampung dans la ville meme. Un kampung est simplement un village traditionnel. Bon, simplement n'est pas vraiment le bon mot. Petite description necessaire : Les maisons sont toutes faites en bois et bambou, elles sont disposees un peu en ogive (genre d'ellipse), ce qui cree une place a l'interieur. Sur cette place, il y a generalement des tombeaux. Il faut bien comprendre que le tout est assez impressionnant, surtout lorsqu'on sait qu'il y a 50 ans, la population de Sumba chassait encore des tetes et qu'au milieu des villages sus-mentionnes, il y avait traditionnellement un arbre, de preference mort, avec suspendu a ses branches les fameuses tetes soigneusement decoupees.... Charmant... Mais, malheureusement, c'est pas tout... Encore quelques petits details effrayant... Tous les ans, la pasola a lieu. C'est une ceremonie tres importante ou les differents clans et villages se rencontre pour se taper dessus a coup de lance... Maintenant, il ne s'agit plus que d'une tradition qui pourrait paraitre anodine, mais chaque annee il y a quelques morts et pleins de blesses... Sympa... Detail encore perturbant, la tenue vestimentaire des hommes. Le sarong est porte tres court (plus comme une mini jupe) et le chapeau se trouve sous la forme d'un petit turban... rien d'effrayant, si on ne regarde pas ce qui se trouve a la taille... Par dessus le sarong se trouve un tissu servant de ceinture. Cette derniere sert a maintenir une epee. Oui oui, une epee... Ce genre d'instrument qui sert a couper tout ce qui bouge et ne bouge pas... Bon il faut dire que tous les hommes ne le porte pas tout le temps... Mais quand meme... Generalement, les habitants sont plutot sympathique, lorsque l'on offre des noix de betel au Kepala desa (chef de village), comme le veux la coutume... Encore faut-il reussir a definir qui est le Kepala Desa........

Tout ca pour dire qu'un Kampung, c'est assez impressionnant, surtout quand on vous dit dans le lonely planet qu'il vaut mieux aller accompagner dans certains villages, parce que les habitants peuvent mal prendre le fait que certrains touristes viennent voir et regarder leurs chez-eux......... Autant vous dire que le deuxieme jour a Waikabubak, on a prit les services d'un guide! Ce qui a vallu la peine bien evidemment! On a pu decouvrir quelques villages et quelques uns de ses villageois. Le tout sous la pluie, meme la plage de fin de journee ou andrea a du se faire piquer environ 300 fois par des mouches des sables... Un vrai delice...

Pour nous remettre de nos esprit, nous avons voulu voir la mer. Pero etait donc l'endroit ideal. Petit village en bord de mer possedant un homestay, fait plutot rare dans le coin. Quand je dis petit village, il faut comprendre PETIT!!! A part attendre le prochain repas, notre occupation fut de nous promener tranquillement le long de l'eau difficilement baignable vu que la maree etait constamment basse.... drole de phenomene... Apres quelques vaches dangereuses (pas la premiere fois du voyage que l'on rencontre ce genre de specimen), nous avons pu decouvrir un autre Kampung dans la foret, nous l'avons pas vraiment approche, mais sommes restes au bord de l'eau a comtempler les pecheurs et leurs filets triangulaires travaillant devant les vagues. Moment tres beau et tres chaud. Retour au petit homestay et un repas de divers poissons. Apres deux jours, nous avons decider de nous rendre a Waingapu.

Le voyage aurait du prendre 6 heures, il en a prit 12.... Le bus etait litterallement bonde de monde a tel point qu'Andrea avait un jeune sur ses genous... ou presque... Ce voyage nous a beaucoup fatigue et nous a donne envie de se poser un peu. Notre plan de base etait : on part le lendemain a 6h00 du mat pour la plage; notre plan pas de base fut : on verra bien ce qu'on fait ces prochains jours, mais on ne bouge pas de si tot! Deux jours de Waingapu nous a convaincu que la ville etait reellement la plus grande de l'ile : il y avait internet. Ne voulant plus vraiment nous battre avec quoique ce soit, nous avons prit la decision de partir a Ubud (Bali) pour nous dettendre. Bien evidemment, ce ne fut pas si simple... Nous etions sur liste d'attente (pour prendre l'avion) jusqu'a 5 minutes avant de rentrer dans l'avion meme.... Un peu perturbant mais fortement plaissant lorsque nous nous sommes retrouve au dessus de la mer, direction Bali.

Ubud est un village de vacances tres plaisant, nous y avons bien mange, bien dormi, bien nage (dans la piscine de notre hotel) et bien achete... il n'y a pas grand chose d'autre a raconter sur ce passage la de notre voyage qui a prit un sacre gout de fin. La seul chose peut-etre a noter est la distance qui separe Sumba de Bali : moins d'une heure d'avion... Deconcertant, le pays n'est pas le meme. Ou plutot ne vive vraiment pas a la meme epoque.

La rentree sur geneve se rapproche : le 21 avril on devrait retrouver notre petit chez nous...

vendredi, avril 15, 2005

Flores by Simon


Ok! Me voila de retour à Genève avec la lourde


responsabilité de remplacer nos chers écrivains
voyageurs habituels. Je vais donc tâcher d’employer au
mieux les pouvoirs qui m’ont été octroyés afin de vous
donner un aperçu on ne peut plus impartial de notre
séjour à Flores.

Yann vous avait laissé à Maumere, la petite capitale
de Flores, chaude, sale et pleine d'eaux stagnantes
-moustiques, malaria, parano! sympa!- partant pour
Paga, une petite plage vers laquelle s'envolaient haut
nos espoirs.

Sables blancs, jardins marins, poisson frais... Le
bout du monde oui!  Toutefois c’était quand même un
bon endroit pour nous reposer et nous sentir très
aventuriers, au milieu d'un coin perdu. Mais un soir
et pas davantage.

Le lendemain nous sommes partis pour Moni, le Lieu de
passage rituel de Flores, point de départ pour aller à
…Kelimutu! Un ancien volcan avec trois cratères
remplis par des lacs de couleurs différentes (bleu
turquoise, brun et noir) considéré comme un lieu sacré
par les autochtones. C'est effectivement très beau: un
paysage légèrement lunaire et une flore très
intéressante.
Mais ce n'est pas le seul attrait de Moni. Le village
est au centre de la région Nggada où nous avons aussi
pu visiter un beau village traditionnel Nggela:
grandes maisons en bambous sur pilotis, toits en
chaume et Ikat à profusion. Nous nous sommes
fait plaisir, même si après nous avons trouvé de plus
beaux sarongs sur le chemin du retour à Moni. Nous y
sommes allé à moto et nous avions fière allure.
Pour nous reposer nous pouvions compter sur des
sources thermales situées non loin du village dans un
décor  splendide de montagnes, foret vierge et
rizières en terrasse. Généralement, nous y étions
rejoints par un bon nombre de mômes et  aussi par
certains adultes de la région qui en profitaient pour
prendre un bain chaud.

Après trois courtes journées bien remplies, nous avons
reprit la route en direction de Bajawa. C'est un
village de montagne assez grand, servant de point de
rencontre ainsi que de marché pour les autres, plus
petits, villages aux alentours. Enhardis par notre
expérience précédente, nous avons décidé d'aller
visiter un autre village traditionnel, Bena, en moto,
bien qu'on nous ait averti que la route ne serait
peut-être pas très bonne... En résumé il y a une très
grande différence entre une piste et une route et nous
l'avons appris à nos dépens. Nous sommes quand même
arrivés jusqu'au village -c'est qu'on est pas des
rigolos- mais trempés jusqu'à l'os et deux heures plus
tard que prévu. Nullement découragés par cette épreuve
ou par l'état impraticable de la route, nous avons
décidé d'aller encore plus loin visiter un autre
village. Nous n'y arrivâmes jamais et ayant fait
demi-tour, sur le chemin du retour, une des deux motos
est tombée en panne. Deux fois. Nous avons un peu
paniqué et beaucoup galéré. Surtout Yann qui, tel
Sisyphe, poussait la moto en haut de la montagne sur
quelques dizaines de mètres pour redescendre ensuite
assis sur la bécane en essayant de la faire
redémarrer.  Un jeune apprenti meccano qui nous croisa
perdus et désemparés fur notre sauveur. Finalement,
nous sommes rentrés à l'hôtel, épuisés, une fois la
nuit tombée. Le lendemain avec Yann nous avons
escaladé le plus récent volcan de Flores. Ça en a valu
la peine : des paysages magnifiques tout autour de
nous, de l'air frais et dans la zone proche du
cratère, un bel air de désolation. Argiles, arbres
calcinés, cendres et odeur de souffre. Le soir, j'ai
eu un peu de fièvre mais le lendemain elle avait
disparu. Le moment était venu d'aller à Ruteng, la
dernière étape de montagne avant de redescendre sur la
mer.

Ruteng est bien haut perché sur les montagnes, et
pendant que nous y avons séjourné, froid et humide.
Nous n’y avons pas eu de chance avec la météo, alors
nous n'avons pas fait grand chose. Apparemment il y a
beaucoup de belles excursions à faire autour de Ruteng
mais elles sont pas faciles. La région des Manggarai
garde bien ses secrets! (C'est dans cette région
qu'ont été récemment découverts les fossiles de Homo
Floresiensis, une espèce d'hominidé diminutif qui
vécût à Flores il y à 15000 ans). Nous y avons dormi
deux nuits, fêté l'anniversaire d'Andrea dans le luxe
et l'opulence puis sommes partis pour Labuan Bajo. Les
sirènes nous appelaient.

Labuan Bajo est un petit village de pêcheurs très joli
et finalement l'endroit le plus touristique de Flores
à cause des nombreux clubs de plongée, de la proximité
avec le parc naturel de Komodo, et probablement aussi
d'un aéroport. Nous y avons dormi dans un chouette
hôtel qui avait des airs de bateau et donnait sur le
port, mais seulement le temps de régler quelques
affaires car, au large, des grandes aventures nous
attendaient. Nous avions rendez vous avec deux des
géants de ce monde: les dragons de Komodo et les raies
manta. Et excusez notre manque de modestie, les deux
le même jour! Hah!

Nous marchâmes parmi les dragons et nageâmes parmi les
raies puis nous sommes parti sur Seraya une belle île
qui cette fois se révéla être à la hauteur de nos
espérances, c'est-à-dire: sable blanc et jardins
marins! Nous y avons fait autant de snorkeling que
possible, barracudas, rascasses, raies léopard,
tortues, requins, muraines, oursins, poissons
perroquets et…plein de petites familles de « némo ».
Des langoustes aussi. Hmm! Avec Yann on essaya tant
bien que mal de les chasser, mais en cette occasion la
bête s'est révélée supérieure à l'homme et en fin de
compte les langoustes on ne les mangea qu'avec les
yeux!

Ah oui j'oubliais. Sur cette belle petite île qu'est
Seraya, un type avec un drôle de sens de l'humour a
installé un couple de "chevreuils" locaux. Ce sont des
animaux très charmants, mais le mâle, tout
testostéronné qu'il était, se faisait un devoir de
rappeler à toute personne foulant le sol de son île
qu'il y était le maître… C'est chouette !  Lire et se
faire charger, jouer aux échecs et se faire charger,
bronzer et se faire charger, se faire charger tout
court... A la fin de notre sejour il avait quand même
fini par comprendre qui étaient les véritables maîtres
moua ha ha ha ha!

Avant de conclure un petit mot sur les autochtones. Le
peuple de Flores est très sympa. Ils sont très
amicaux, généralement souriants et parlent en
chantant. Ils pourraient devenir un peu envahissants
parfois mais en général ils s’arrêtent avant. Ils sont
catholiques et très croyants, passé colonial portugais
oblige mais ils ont quand même gardé quelques
traditions animistes. Ainsi ils enterrent toujours
leurs proches dans leur jardin (dans les villages
traditionnels les tombes, mégalitihiques, sont au
centre du village) afin de pouvoir communiquer avec
eux plus facilement. Ils coupent un bout de la queue
des chats et chiens puis l’enterrent sous la maison
pour que l’animal en question y revienne toujours. Ça
ne les empêchera pas de manger un bon toutou pour une
fête.  Dans la plupart des villages, les gens
s’habillent toujours en sarong même si la majorité des
femmes a adopté la blouse ou le t-shirt pour la haut
et les vieux ont un sourire rouge et édenté à cause du
bétel qu’ils mâchent goulûment.

Finalement le matin du 2 avril à 8h30 du matin j'ai du
abandonner Seraya et les deux loustics. Ce fut un
moment de grande solitude…J'ai passé quelques jours à
Bali, Kuta, Ubud, avant de prendre l'avion pour
Genève. Je vais pas m'étaler la dessus. Un mot de Yann
et Andréa suffit: "le playground des touristes". Mais
au moins on y mange bien.


Et voilà! Les voyageurs amoureux sont partis à la
poursuite du danger sur Sumba! L'île aux cannibales
chasseurs de têtes. Mais ça… c'est leur histoire!

Bises

Simon


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samedi, mars 19, 2005

Etrange, vous avez dit etrange?

Et voila deja un petit moment qu'on a plus ecrit la-dessus... Il faudrait
quand meme de temps en temps donner des nouvelles neuves pour les gens qui
aiment etre jaloux....
Il faut dire que depuis bangkok certaines choses etranges se sont passees.
Pas genre X-files et Twilight zone, mais etrange a nos yeux quand meme....
Reprnons:

L'avion de Bangkok a Jakarta s'est plutot bien passe et il n'y a pas grand
chose a dire la dessus. Peut-etre tout de meme l'arrivee a Jakarta!
Ca fait tout drole de revenir dans une ville que l'on connait deja un peu.
On a l'impression que tout a change et en meme temps que tout est pareil que
dans nos souvenirs. L'arrivee et le marchandage avec les taxis nous avait la
premiere fois (il y a maintenant 6 ans deja) semble vraiment corriace, dans
ce voyage, la satisfaction d'etre la ou on est nous fait apprecier ce moment
tout particulierement. Les taxis sont particulierement sympas et
souriants... moment de rires... premiere chose etrange... taxis marchandages
et rires ne font pas toujours bon menage, mais ici oui.
Une fois dans la rue touristique (Jalan Jaksa) on se met en tete de
retourner dans le meme hotel que la derniere fois..... On le trouve bien,
mais en entrant et en demandant s'il y a des chambres de libre, on nous fait
clairement comprendre que l'hotel est plein alors qu'il ne l'est pas... Un
petit hotel qui s'est transfome en petit hotel de passe..... Mais une des
travailleuses nous dit qu'il n'y a pas de probleme que le proprietaire
possede aussi un autre hotel et que celui-la est mieux... Ce qui est
etrange, c'est que l'hotel en question se trouve etre aussi un cafe qui nous
a deja vu, il y a 6 ans, pendant des journees entieres...
On s'installe bien confortablement dans cette environnement plus qu'humide
et on se met en route pour notre prochaine etape "remember" : on appelle
Rangga. Notre ami qui a fait un bout de ses etudes avec nous... La
conversation telephonique est bonne, 5 sur 5, tout semble parfaitement
normal. Pas d'explosion de joie, juste comme ci on etait toujours en contact
permanent... On se donne rendez-vous dans un endroit inconnu...
Rangga est la avec une amie, la discussion fuse et les blagues aussi, les
souvenirs se melangent aux explications mutuelles des divers changements qui
sont arrives dans nos vies. On rigole bien, tellement que l'amie de Rangga a
certainement du passe un etrange moment... Elle a en quelque sorte tenu la
chandelle si on peut dire... Elle etait bien sympathique...
Les trois jours qui ont suivis se sont un peu tous passe de la meme maniere.
On s'est leve assez tard, on a mange des nasi goreng, on a change de
l'argent, change notre date de retour (on revient le 27 avril), change de
t-shirt 3 fois par jour, fait de la lessive et surtout papopte, parle,
discute, blague, philosophe, rigole, echange et tout ca de maniere pas du
tout etrange avec notre ami Rangga!!! Ce qui est etrange (pour andrea et moi
en tout cas), c'est qu'il nous semble que tout est normal et que Rangga n'a
jamais vraiment quitte geneve... on a l'impression de le connaitre comme
s'il etait encore proche de chez nous... Mais il a certainement du changer
(n'est-ce pas rangga ?)... il est maintenant Art director (ou graphiste mais
celui qui fait les concept, comme je l'ai compris), il a gagne un concours
sur Jakarta et normalement en a deja passe un autre sur toute l'asie du sud
est et du pacifique (en Thailande), mais la je n'ai pas encore les
resultats....
Parce qu'on avait besoin de plage et de repos.... si si de repos, les
vacances, c'est fatiguant.... On est parti a Bali et avion s'il vous
plait... L'avion Jakarta-Denpasar : 30 $.... Pas cher et beaucoup beaucoup
plus rapide que le bateau.
Nous voila donc a denpasar, on tente une petite croisiere romantique sur un
bateau genre coquille de noix pour aller a Nusa Lembongan... Nusa, ca veut
dire ile en Indonesien... Vous nous voyez venir. Ile paradisiaque, soleil,
coraux pour les masques et tubas, bungalows desertes pour les andrea et
yann... Tout ca, c'etait nos plans.... Mais les choses on viree
differemment............. Quand on arrive sur Nusa Lembongan, on se fait
doubler par un bateau qui doit faire 50 fois la taille du notre, qui est
jaune, tout lisse, qiu a la forme de quelque chose de luxueux et qui sent
l'argent. Mais lorsqu'on arrive sur l'ile, on se rend compte que ce bayteau
n'est pas tout seul... Les Resorts Hotel sont nombreux et les gens riches
aussi. Heureusement, quand on s'eloigne un peu (en marchant sous le soleil,
dans le sable et avec tous nos kilos sur le dos), on trouve un hotel tres
joli mais trop cher que l'on decide d'adopter... La vue est belle, tres
belle et le bungalows n'est pas etanche.... On a le temps de se poser, de se
rendre compte qu'il n'est pas possible de nager (pas assez profond et
cultures d'algues) et la pluie tombe... une premiere fois. Le lendemain, on
tente une balade, mais le ciel menace tellement, qu'on rebrousse chemin a
temps pour eviter la pluie tropicale. Le surlendemain, on s'en va, parce
qu'on aime pas vraiment l'endroit.... Evidemment, sur 1h00 de bateau, il a
plu environ 45 minutes, le vent etait bien fort et le bateau tout petit.....
pas tres rassurant, mais tres interessant et tres humidifiant.... Au moins,
on a pas eu chaud.
On s'est donc enfuit vers une autre plage: Dreamland.... Le nom est un peu
kitsh, mais l'endroit est vraiment joli et tranquille. Tout pres des gros
centre touristique de Bali et avec la reputation des plus belles plages de
Bali, l'endroit est desert. C'est en fait surtout une plage de surf avec des
grosses vagues, mais nos on aime bien les vagues qui n'etaient pas si grosse
(en tout cas au debut). Bien sur, l'arrivee c'est faite sous la pluie, le
bungalow ici etait bien moins cher et etanche... un progres net.
Une petite journee a l'interieur (a cause de la pluie) nous avait bien
motivee pour le lendemain qui etait bien ensoleille.... On s'est pris de
tels coups de soleil, qu'on a du rester a l'interieur une fois de plus pour
brulures........... grrrrrr c'est con une peau blanche... Ensuite, c'etait
Nyepi. C'est la nouvelle annee Hindou de Bali. Tout le monde doit rester
dedans et se cacher pour que les mauvais esprits croient que les humains ne
sont plus sur terre et partent pendant une annee....... Bien sur, on avait
pas le droit de nager, bronzer et de sorir du tout. Le soir, pas
d'electicite.... le noir total sur Bali.... C'est etrange, ca fait animiste
et c'est long une journee....
Bref bref bref.... On a pu profiter de la plage les jours suivant....
Simon est aussi arrive, avec la tonne de bouffe que vous lui avez donne, on
etait bien content de recevoir tout ca, mais il me semble que vous nous
voyez vraiment comme des estomac sur pattes... Je sais que c'est un peu le
cas, mais quand meme..... On a bien savourez tout ce qui etait a savourez et
se fut vraiment agreable, merci a vous.... Miam...
Simon, c'est tres bien integre a notre mode de vie etrange. Apres une seule
journee a la plage, on a prit un enorme bateau pour aller a Flores, le
voyage a prit 48 heures... On dormait dans des enormes dortoires chauds.
Dans chaque dortoire, il devait bien y avoir une centaine de personnes.....
Imagine les toilettes et l'etat des douches en sachant que sur chaques
etages du bateau il y avait 3 dortoirs, et qu'il y avait 4 etages.... Le
bateau en lui-meme etait rempli a 60% de militaires de 20 ans qui partait
pour Irian Jaya. Au debut, on a tous prit un peu peur de la situation, mais
en fait, les gens etaient tellement gentils que le voyage s'est vraiment
bien passe. 48 heures apres on est donc arrive a Flores dans la ville de
Maumere....
La plus grande ville de Flores ressemble plus a un village et elle est
traversee en 10 minutes a pied... Ce genre de choses n'est pas fait pour
nous deplaire. Apres une nuit confortable, des aller et retour aux
differente banques et internet, on s'apprete a partir pour Paga. Petit plage
perdue au sable blanc et aux eaux transparantes laissant place a des coraux
colores et a un seul petit hotel.... On devrait pouvoir se plaire par
la-bas.... je pense........... Youhouhouhou....

Ce qui est sur, c'est qu'on pense a vous tous.
Ce qui est etrange, marrant et plaisant, c'est que on maintenant est
trois....
Simon, andrea et moi
Ce que je vous fait, c'est des bises humides et chaudes

Yann

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jeudi, mars 03, 2005

480 heures

Que peut-on faire en 20 jours? Ou plus exactement en 17 jours.

C'est a peine 3 semaines.

Vraiment pas long.

Meme court.

Mais...

 

Il faut tout d'abord se trouver a Pakse et vouloir aller a Attapeu... La seconde ville n'a pas grand interet touristique a part son surnom : la ville jardin. Notre principale motivation n'est pas son surnom mais son veritable nom. On ne sait pas trop pourquoi mais ces quatre syllables nous interpellent (a-ta-pe-ou). Peut-etre est-ce du a "l'histoire sans fin" et son Attrayou... Meme si la ressemblance laisse a douter, nous on a pense qu'elle vallait la peine d'etre soulignee. Nous voila donc dans le bus qui serpente sur les routes du Bolaven plateau.

 

En ragardant par la fenetre on peut apercevoir des quantites assez impressionnante de petits arbres verts plutot vilain. Ces derniers ont la particularite de produire le cafe le plus cher du monde. Et aussi un des meilleurs. C'est assez interessant de voir devant chaque maison une grand bache bleue recouverte de petites graines rougeatres entrain de secher. Au laos, les grandes industries n'existent pas vraiment. Il n'y a aucune grande marque de cafe. Aussi, chaque maison produit du cafe pour sa propre consommation et pour la vente. Ainsi, dans les marches des environs, on trouve ce fameux cafe un peu partout deja moulu dans des petits sacs plastiques ferme non hermetiquement...

 

En arrivant a Attapeu, on se rend compte qu'il n'y a que deux Guest Houses. La ville parait comme endormie et, comme la plus part des villes au Laos, nous avons l'impression d'etre au far west ou dans une ville a la frontiere de quelque chose d'inconnu. Toutes activites consistent a attendre qu'il fasse moins chaud... mais bien sur, il fait jamais moins chaud.

Au loin, nous sommes sence percevoir le Bolaven Plateau par lequel nous sommes passe en bus. L'humidite de l'air ne nous permet pas de voir aussi loin. La ville, qui a en effet tout d'une ville jardin, avec ces bananiers, ces bouguinvillers, ces palmiers cocotiers, et ces papions par milliers, est bordee d'une riviere dans laquelle je me suis baigne alors qu'andrea, n'osant pas vraiment se mettre dans la tenue adequate pour le faire, me regardait depuis son petit champ de legumes plante en terrace le long de l'eau. Hmmmm. C'etait bien. evidemment l'eau n'est pas vraiment comme celle de notre cher lac leman, mais plutot de couleur quelque peu brune laiteuse... Si les enfants et parents du coin s'y baignent, pourquoi pas moi!!! (heureusement que je n'ai pas eu ce genre de raisonnement sur les bords du Ganges.......)

 

Apres deux jours dans cette ville tres paisible, nous avons rebrousse chemin jusqu'a Pakse pour se diriger vers Champasak. Un Trajet (dans la meme journee) en swangthwaen imprononssable (petite camionette possedant deux bancs a l'arriere et un toit) nous a permi de nous y rendre sans trop de probleme. Champasak repose au bord du Mekong... et oui encore... Pour nous, Champasak s'etait un peu LE lieu touristique du Laos. L'endroit ou tout le monde va. Bref, si tu l'as pas vu t'as pas vu le Laos. Et bien en fait, c'est un peu different. A Champasak, il y a qu'une route goudronnee. Pour arriver ici, il faut prendre le ferry pour traverser le Mekong. La route commence ici, pas de liaison terrestre avec le nord... au sud, on arrive dans Champasak, le village doit faire 200 metre de long. La route continue gentillement pendant 5 kilometres, jusqu'aux ruines de Champasak. Apres elle
s'arrete pour laisse place a une piste (route en terre, cailloux et trous). Plus de ville plus bas, mais que des villages tres peu peuples...

 

Nous nous installons dans une des 4 guest house et on commence a profite du fait qu'il n'y ait rien a faire... On est reste 3 jours a Champasak. On a quand meme visite les ruines. On y est alle a moto, parce qu'on voulait faire un tour dans la campagne, mais il n'y a tellement rien qu'on est pas alle bien loin.

Pour ce qui est des ruines, elles sont du style des Khmer d'Angkor. Seulement, le site est un peu plus vieux. en arrivant, on trouve un musee sur la gauche qui nous montrent de bien jolies sculptures. On continue un peu plus loins et on entre dans la zone archeologique. Ca commence par deux grands lacs a sec. On passe des batiments vraiment en ruine que tout le monde appelle le palais des femmes a gauche et le palais des hommes pour celui en face. Aucune raison scientifique a ces noms. Personne ne sait ce qu'etait ces batiments. On continue donc et commence l'assencion des escaliers. il faut dire que le temples se trouve a cote d'une source, sur le flanc d'une montagne. les escaliers donnent tout le charme du site. Ils sont couvert par des arbres sans feuille et avec fleurs blanches. Le contraste entre la blancheur des fleurs et la roche noire utilisee pour faire les batiments,
escaliers et autres constructions en ruine, donne une atmosphere assez etonnante. en arrivant Au fameux temple, on se rend compte assez rapidement que ce n'est pas temps les ruines qui font la popularite de cet endroit, mais l'atmosphere qui en degage. Le temple n'est ni impresionnant ni bien conserve... Mais la vue est surprenante. On voit depuis ici, l'escalier si contraste, la plaine et ses grands lacs a sec, la plaine jusqu'au Mekong et les montagnes d'en face. vraiment, ca vaut le coup d'oeuil.

 

Tout ce repos a Champasak nous a donne le courage et l'envie d'alle directement a Bangkok depuis ici. Pour ce faire, il nous a fallu, une camionette jusqu'a Pakse, une autre camionette jusqu'a la frontiere avec la thailande, marcher pour traverser la frontiere, prendre encore une camionette pour pouvoir en prendre encore une autre afin d'arriver enfin a Ubon, ville ou on peut prendre un bus qui va directement a Bangkok en 10 heures. on etait parti a 7 heures du matin, on est arrive a Ubon a 13h50. Pas le temps de manger, le bus part a 14h00 pour Bangkok. selon ce qu'on nous avait dit, on devait normalement arriver a Bangkok vers 11h00-12h00 ce qui en soit est pas derangeant, mais en fait, l'heure d'arrivee prevu (reellement) etait a 3 heures du matin ce qui en soit est derangeant. Heureusement, nous avons eu quelques pannes et autres problemes pour rouler normalement, ce qui fait qu'on est arrive a 5 heures du matin. un journee memorable que l'on ne refera pas.

 

Bangkok est une ville etonnante. pleine de modernite (apres champasak et le laos le choc culturel et economique est grand), pleine de vie, pleine de tout ce qu'on veut finalement. On est reste juste le temps de prendre la temperature de la ville et de poser nos passeport pour faire les visas indonesiens et on est parti pour Ayutthaya. Ville a seulement une heure et demi de Bangkok.

La ville en soit n'est pas superbe, mais le fait que dans a partie ouest il y est des ruines a perte de vue rend le lieu tout a fait magique. On a loue des velos et on s'est balade. Un vrai bonheur et beaucoup de chaleur, je crois qu'on a jamais eu aussi chaud... Mais bon, vraiment tres joli Ayutthaya. Avec un marche de nuit pleine de nourriture allechante. Un bref et bon moment.

 

Nous voila de retour a Bangkok pour chercher nos visas. Le pere d'andrea (Peter) est en ville pour son travail. Nous le rejoingnons donc. Ils nous amenent dans un hotel quelque peu luxueux et le luxe, c'est confortable. Et le confort, c'est bien, c'est meme tres bien. On a passe donc trois jours dans notre hotel, notre piscine et devant notre enorme petit dejeune, a faire quelques excurssions culturelles tout de meme. On a vu un enorme buddha couche, China town, et le temple du palais. Il y a bien plus a voir a Bangkok, mais l'hotel etait trop bien pour tout faire.....

Que du bonheur.

 

Peter est parti lundi et nous nous avons pris l'avion le lendemain (1er mars) pour Jakarta. Ville deja connue, mais tellement agreable. Pas parce que c'est une jolie ville, mais parce qu'elle est habitee par Rangga (ami du college) et que les retrouvailles sont toujours agreables.

 

La suite est evidemment a venir...

 

3 semaines, c'est long, c'est tres long.

 

A tout bientot

 

Yann


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lundi, février 14, 2005

Mais kon (g)

Ah les colonies francaises...

Faut pas croire comme ca, mais ca a du bon...

De la vache qui rit, dse baguettes et du rouge...

La petanque, l'accent marseillais, les berets...

Le tout au bord du Mekong...

Premiere destination : Luang Prabang

Notre premiere rencontre avec ce fameux fleuve. Un petit bijou d'architecture, ces ruelles pleines de briques rouges, ces maisons au gut d'alsace et de cote d'azur. La premiere bouteille de rouge du voyage, et son pain frais pour le petit dejeune. Il a fallu qu'on y reste un jour de plus que prevu. On logeait dans une jolie petite maison francaise et blanche aux poutres apparentes et aux grandes chambres. Loccupation principale fut de se balader dans les ruelles et de decouvrir des Wat (temples) magnifiques ce qui en soit est une occupation des plus agreables, je vous le recommande vivement.

Deuxieme destination : Vientiane

Le Mekong ici se fait chaud, de part la chaleur ambiante, l'humidite et de part les nuits torrides que l'on y a passe. Ah Vientiane et ses 300'000 habitants. Dans les rues, il n'y a pas grand monde, les rues sont larges, mais il n'y a qu'un seul building construit il y a une annee seulement pour une rencontre de l'ASEAN. L'immeuble est tout eclaire la nuit de couleurs de plus flashy et est place juste au bord du Mekong... et oui! Dans cette ville on a retrouve un breton de Loctudy que l'on avait rencontre plus tot dans le voyage. Ca fait 2 ans qu'il habite ici, alors il nous a un peu montre les endroits ou sortir. Nous avons donc commence la soiree de notre vendredi soir au Centre de culture Francaise pour prendre l'aperitif. Le pastis etait possible, mais nos aurions ete trop depayses, on a prefere la biere. Nous avons ensuite mange au "Grillons", un pichet de vin, un steck au poivre vert, un magret de canard, de la puree de pomme de terre et du pain frais. Succulant comme a la maison. Continuation dans une jolie maison style colonial dans la banlieue de Vientiane et fin dans une boite de nuit-bistrot en plein coeur de la ville. Le transport etait assure sur des mobylettes trafiquees........ Un vrai gout d'aventure...
Il faut dire que Vientiane de part sa taille et son activite quelque peu reduite, ne possede pas de cinema, mais un arc de triomphe.

Troisieme destination : Savannakhet

Un air de bord de mer, mais pourtant l'eau n'est pas salee et la rive d'en face s'appelle Thailande. Ici, les petits vieux (de 35 a 55 ans.........) jouent a la petanque dans le soleil couchant en buvant des bieres Lao. Il faut dire que le patron de notre Guest House parle vraiment bien francais. Il faut aussi dire qu'il a bien les yeux brides, mais qu'il a aussi l'accent marseillais. C'est etrange, c'est historique, ca nous a bien plus. Autre drole de personnage parlant le francais, le pere du couturier. D'abord le couturier ressemblait plus a un marin breton : Un beret gris sal, une moustache et mouche a l'asiatique, un marcel gris sal, des bras muscles, des tatouages de dragons et d'ideogrammes chinois. Un prototype au papa qui parle francais. Ce papa a travaille dans l'armee francaise, oui monsieur.
Vientiane, c'est anime compare a Savannakhet et c'est pas peu dire. Ici, il n'y a absolument rien a faire exepte se promener dans les ruelles aux maisons coloniales en bois et aux jardins avec bouguinvilliers, palmiers et autres plantes tropicales. Oui, oui, notre activite preferee......... Bref que du bonheur que ce Savannakhet. En plus, il font des cigarettes ici et du cafe. Que demande le peuple.

Quatrieme destination : Pakse

Cette fois, le Mekong est un peu plus loin et la colonie francais, par la meme occasion, aussi. Pakse ressemble un peu a une ville au milieu d'un desert. Bien qu'il n'y ait pas de desert. Elle est un peu sortie de nul par. Les immeubles sont tout neufs, les rues plutot propre et les voitures roulent..... Etrange ville pour le Laos. Il semblerait que par ici, il y ait une forte population chinoise et vietnamienne. Pakse ressemble plus a une ville d'affaires ou l'argent rentre assez facilement.... Ou presque. tout est relatif. Le marche qui est sense etre anime ne nous a pas convaincu, a par pour ses escaliers roulant. Un marche aux allures de centre commercial. Tout un programme. Heureusement, pour la touche francaise, la patronne de notre guesthouse parle francais avec le meme accent que celui de Savannakhet. Le theme de mon message sans cette anecdote n'aurait pas ete tenu... Ouf.

Un french kiss a vous tous!

Yann

mardi, février 08, 2005

Lao lao

Quoiqu'il arrive ne buvez pas du Lao Lao. C'est typique, c'est pas cher, mais ca possede un gout pharmaceutique ou plutot purement alcoolique. Meme en voulant etre authentiques, on n'a jamais pu finir la bouteille. Et ici ils boivent ca comme de l'eau, de l'eau a 60 d'alcool. pfou. par contre, on a subi avec bonheur les effets de la colonisation francaise en savourant une bouteille de Molesan hier soir. Tres tres bien, ca bien que moins economique que le Lao lao.

En tout cas, le cadre se prete au vin rouge. On est dans la vieille ville coloniale de Luang Prabang, classee par l'Unesco au patrimoine mondial. La plupart des maisons sont en bois peint, d'autre en colonnade, les vieilles ruelles sont pavees de briques et les rives du Mekong sont bordees de petits bistrots illumines de lampions. C'est vraiment charmant, un vrai charme provincal francais, c'est drole.

Et ca chance des dix jours passes a parcourire la region plus au nord........la plupart des villages ne possedent pas d'electricite, ni de systeme d'egouts. Le village typique est constitue de huttes en Bambou, posees sur des pilotis. Les villageois desherbent totalement la zone d'habitation ce qui creer un contraste assez marquant entre le vert de la foret environnante et le brun terreux des villages. Et pourtant, a leur maniere tres tres austere, ils sont beaux, ces villages.

Ceux qu'on a appercus sont pour la plupart situes en bord de "route". Par contre ici, route n'est pas exactement synomyme de traffic. Il y a tres peu de vehicules, autrement dit quelques camions a charbon et deux trois camionnettes munies de bancs a l'arriere pour assurer le transport public. Les routes en elles-meme sont generalement plutot en bonne etat, mais, comme au Myanmar, il faut en general 10heures pour parcourire moins de 300 kilomteres....parce que ca tourne. Ca tourne tellement, que parfois on a l'impression que le bus fait demi tour. Pas de ponts, pas de tunnels, les voies longent le fond des vallees. Parce que tout ce qu'on a vu du Laos jusqu'ici a ete tres montagneux. Des montagnes en pain de sucre, pas tres hautes mais tres nombreuses. Raides, elles plongent vers les rivieres qui essayent de comprendre comment sortir de ce labyrinthe. Le routes suivent les
rivieres et les paysages sont juste incroyables, sur le moment on avait l'impression qu'il n'y avait pas plus beau au monde. On verra avec le recul du temps, mais en tout cas, le Laos vaut la peine d'etre visite, juste pour ses trajets en bus :)

 

On a passe la frontiere entre la Thailande et le Laos, tracee par le Mekong, a Huay Xai. Ensuite, on est partis droit vers le Nord, en diretion de la frontiere avec la Chine. Visiblement, l'humeure etait aux frontieres. On est arrives sur un haut plateau entoures de montagnes chinoises, dans une ville aux allures de Far Ouest. L'atmosphere etait celle d'un bout du monde, du bout du chemin. La "ville", Muang Xin, etait un ancien centre du commerce pour l'opium et malgre le fait que toutes les vieilles dames de l'ethnie Akha revendent le produit interdit, officiellement, c'est illegal. Le marche du village etait auparavant un marche a l'opium, aujourd'hui c'est un marche assez pauvre, de fruits et legumes, frequente par les ethnies des environs qui viennent vendre et acheter, tot le matin, avant de retourner a leurs champs. Beaucoup de produits sont chinois et, le long
des routes qui longent la frontieres les panneaux sont ecrits en lao et en chinois. Ce sont les chinois qui viennent construire les routes et ils finissent souvent par s'installer dans la region et ouvrire un commerce. Ce phenomene a donne lieu a de veritables petits chinatown florissant ce qui ne plait pas au laotiens.....debuts de conflits.

Apres le Far Ouest, l'Est. Mung Noi est un petit village comme tant d'autre le long de la Namo river. Cependant, il a la chance/malchance de posseder un cadre et une vue absolument incroyable. Aucune route ne mene a Mung Noi, il faut y monter par bateau. Village typique, rempli de petites ghuesthouse et de restaurants. L'atmosphere y est etrangement sympathique parce que tout reste tres laotiens. Le village n'a pas, pour l'instant, les moyens d'investir dans des briques ou dans un systeme electrique. Les logements sont donc tous dans les style traditionnel, en bambou, pas d'internet, pas de banque, [pas de telephone, pas de pizza, que du chou et de la viande non identifiable. Mais un flot de touriste constant, qui se fond encore dans la population qui a l'air tout a fait ravie de l'aubaine. Mung Noi est le genre d'endroit ou il ne faut pas rester plus de trois jours
autrement on n'en repart qu'au bout d'un mois. On s'est enfui le troisieme jour, juste apres un enorme orage de vent et de grele, ce qui depuis notre petite cabane, etait plutot impressionant. Premiere pluie en trois mois, elle a pas fait semblant, on etait contents.

Et donc nous voici dans notre musee vivant de Luang Prabang. Prochaine etape Vientiane, dont on nous a dit du bien et du mal, il faut aller voir. Il nous reste ensuite plus que 10 jours pour vadrouiller dans le Sud avant de (deja) quitter le Laos pour rallier Bangkok et l'Indonesie. Aller, zou, c'est reparti. Ne buvez pas de Lao lao ;)

Andrea (et Yann bien entendu)


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